Les maladies de la thyroïde et leurs traitements

Les maladies de la thyroïde et leurs traitements

La thyroïde est une glande en forme de papillon située au milieu du cou en avant de la trachée"Formée de deux lobes situés de part et d'autre de la trachée en dessous du larynx, elle produit des hormones libérées dans le sang qui permettent de réguler le fonctionnement de nombreux organes (température corporelle, sudation, fréquence cardiaque, sommeil, nervosité, poids…)", précise le Dr Nathalie Beressi, endocrinologue à l'hôpital américain (Paris)1.

La synthèse de ces hormones (dont les principales sont T3 et T4) est régulée par deux structures situées dans le cerveau (l'hypophyse et l'hypothalamus) via une autre hormone, la TSH. Mais ce chef d'orchestre est parfois victime de troubles, dont certains nécessitent une prise en charge médicamenteuse et/ou chirurgicale. Avant, il faut reconnaître les symptômes et poser le diagnostic grâce à plusieurs examens. 

 

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Les différents symptômes des maladies thyroïdiennes 

  • L'hyperthyroïdie (hypersécrétion d'hormones thyroïdiennes) provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes. Tout fonctionne trop, et trop vite : amaigrissement rapide, accélération du pouls, tremblement des mains, bouffées de chaleur, diarrhée, des nausées ou vomissements, cheveux cassants, irritabilité, émotivité ;
  • L'hypothyroïdie (baisse de la production des hormones thyroïdiennes) entraîne des symptômes très variés : fatigue, frilosité, prise de poids inexpliquée avec baisse de l’appétit, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation du taux de cholestérol, douleurs articulaires et musculaires, troubles du cycle menstruelconstipationgoitre, visage bouffi, sautes d’humeur, troubles de la mémoire, peau pâle, ongles et cheveux fragiles cassants, voix enrouée... ;
  • Le nodule thyroïdien est une grosseur qui se forme dans la thyroïde. Dans la majorité des cas, le nodule ne donne lieu à aucun symptôme et cette affection est bénigne. Parfois, le nodule connu devient douloureux et son volume augmente ;
  • Le goitre est une augmentation du volume de la thyroïde. Il existe plusieurs sortes de goitres : tumoraux (la tumeur peut être bénigne ou maligne), inflammatoires (thyroïdite de Hashimoto), vasculaires (hyperthyroïdiemaladie de Basedow), goitres avec hypothyroïdie qui sont dus à un trouble de la synthèse des hormones thyroïdiennes, goitres simples qui correspondent à une augmentation isolée de volume de la glande, sans tumeur, sans inflammation, sans trouble de la sécrétion thyroïdienne ;
  • Les cancers de la thyroïde : il faut distinguer les cancers différenciés sensibles à la TSH et les cancers indifférenciés indépendants de la TSH. Pour les premiers, les signes cliniques se limitent souvent à un nodule de la thyroïde isolé ou associé à des ganglions, pouvant provoquer des signes de compression locale (difficultés pour respirer, avaler, anomalies de la voix). Des métastases osseuses (douleurs osseuses, fractures spontanées) ou pulmonaires (toux, gêne respiratoire) peuvent être constatés. Pour les cancers différenciés, la thyroïde est dure et les signes de compression locale sont également présents. L'état général est altéré. 

 

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Quels examens pour le diagnostic de la thyroïde ?

Selon le Dr Beressi, "les maladies de la thyroïde touchent plus de 15 % de la population française". Pour les détecter, plusieurs examens sont disponibles :

  • La palpation du cou : c'est le premier examen, le plus simple et le plus direct, pour apprécier les caractéristiques de la glande thyroïde et déceler éventuellement un goitre ou des nodules ;
  • Les examens biologiques : le dosage de T3,T4 et TSH par une prise de sang permettent de déceler d'éventuelles anomalies dans leur production ;
  • L'échographie du cou : elle permet d'en savoir plus sur les éventuels nodules présents : nombre, dimensions, contenu solide ou liquide... Elle permet en outre d'examiner les chaînes ganglionnaires du cou ;
  • La ponction cytologique : ce geste peu douloureux et sans danger (souvent effectué sous contrôle échographique) consiste à prélever des cellules dans un nodule avec une aiguille fine ;
  • La scintigraphie : elle consiste en l'injection par voie intraveineuse d'un produit radioactif (isotope de technétium ou iode). Le patient est ensuite allongé sur le dos et une caméra est placée au-dessus de lui. Cela va permettre de détecter les rayonnements émis par le produit radioactif et ainsi de distinguer des nodules "chauds" ou "froids", selon qu'ils fixent ou non l'isotope radioactif injecté.

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